Instagram va permettre aux pros d\'ajouter un bouton Réserver

Instagram poursuit son inexorable ascension vers les sommets, au point de devenir un outil de communication et de marketing incontournable pour les professionnels.

Instagram va permettre aux pros d\'ajouter un bouton Réserver

Pour preuve, en 6 mois, selon les derniers fournis, Instagram a doublé son nombre d’annonceurs qui diffusent de la publicité sur la plateforme.

annonce désormais avoir franchi la barre symbolique du million d’annonceurs actifs mensuels :

L’année dernière, Instagram a évolué plus rapidement qu’au cours des 5 années précédentes. Nous avons lancé les Instagram Stories (une nouvelle manière pour les entreprises de partager des moments du quotidien), le format vidéo a explosé, nous avons accueilli une nouvelle identité de marque et la communauté a dépassé les 600 millions de membres dans le monde entier.

En parallèle, nous avons développé une activité florissante.

Huit millions d’entreprises utilisent désormais des profils professionnels, principalement aux États-Unis, au Brésil, en Indonésie, en Russie et au Royaume-Uni.

Nous comptons également plus d’1 million d’annonceurs actifs mensuels (contre 200.000 l’année dernière à cette époque) et, au cours du mois dernier, plus de 120 millions d’instagrammers ont consulté un site web, ont obtenu un itinéraire, ont appelé ou ont envoyé des e-mails ou des messages directs pour en savoir plus sur une entreprise.

Bientôt un bouton pour réserver un service chez les pros

Se projetant dans un futur proche, Instagram déclare aussi :

Par exemple, nous allons déployer en cours d’année une fonctionnalité permettant de réserver un service auprès d’une entreprise directement à partir de son profil.

Instagram devrait donc bientôt lancer un bouton “Réserver” (Book) qui devrait plus intéresser les petits commerces de proximité.

Ainsi, par exemple, un salon de coiffure pourra ajouter une option pour réserver dans son magasin sur son profil Instagram. Et ce salon pourra même permettre aux clients de choisir, via cette option de réservation, le style de coiffure qu’ils veulent et indiquer la date et l’heure de leur rendez-vous.

Et en fonction de leurs choix, les clients pourraient voir le prix de la prestation et même une option de paiement immédiat.

Ce qui correspond à ce qu’Instagram appelle “Approfondir la relation entre les gens et les entreprises” :

Cette année, nous prévoyons d’aider davantage les gens à se rapprocher véritablement des entreprises qui les intéressent sur Instagram.

En fournissant de telles options qui vont aussi rapprocher le business modèle d’Instagram à celui d’une appli telle que Yelp, il serait logique qu’Instagram introduise dans la foulée une option de notation des entreprises visitées.

Un dernier chiffre : 80% des profils Instagram suivent au moins une marque sur Instagram.

Les annuaires locaux n’ont aucune obligation d’afficher vos Avis positifs

Yelp, un annuaire local en ligne qui, selon sa propre description, permet de connecter les gens aux commerces locaux, a été depuis le cours de cette année au coeur d\’une controverse.

Avis consommateurs locaux

En effet, de nombreuses petites entreprises ont rapporté que Yelp refusait d\’afficher leurs avis positifs parce qu\’elles n\’auraient pas payé de publicités sur la plateforme.

C\’est alors que le service américain de la lutte contre la fraude et la concurrence ( FTC US ) a reçu près de 2000 plaintes d\’entreprises qui reprochaient à Yelp, non seulement de supprimer leurs avis positifs, mais aussi de n\’afficher que les avis négatifs les concernant.

Il s\’agit donc d\’une décision importante d\’une Cour Fédérale des Etats-Unis qui risque de faire jurisprudence pour toutes les entreprises qui comptent sur les avis locaux positifs pour émerger du lot et gagner en visibilité grâce à leur bonne réputation ainsi acquise.

Selon l\’arrêt rendu par le juge fédéral :

Les propriétaires de petites entreprises ne sont sont pas contractuellement supposées avoir des avis positifs affichés sur leurs pages Yelp.

Alors que Yelp a été pendant un certain temps accusé par certains propriétaires de petites entreprises par le fait que ses commerciaux utilisaient des méthodes de vente agressives pour les pousser à acheter de la publicité, allant même jusqu\’à supprimer des commentaires favorables de leurs listings s\’ils refusaient de payer, Yelp a déclaré pour sa défense qu\’il n\’utilise pas ce genre de pratiques commerciales et que, d\’ailleurs, son système de filtrage des avis est automatisé.

Ainsi, même si ces accusations venaient à être avérées, la décision du juge fédéral signifie que ces entreprises n\’ont pas subi forcément d\’extorsions de fonds et que Yelp n\’a donc pas violé la loi fédérale.

C\’est ce qu\’explique le juge en déclarant que la loi n\’exige pas de Yelp de publier des avis positifs en premier lieu, dans cet attendu :

En refusant le bénéfice de ces commentaires positifs, Yelp ne fait que refuser un avantage que Yelp rend possible et modère. Il n\’a cependant aucune obligation de le faire.



Une fois de plus, cette décision fédérale américaine pourrait peut-être, un jour, faire jurisprudence au grand dam des petites entreprises en quête de visibilité depuis les annuaires locaux populaires.

C’est quoi un nom de domaine aujourd’hui ?

En 1998, je travaillais pour une entreprise de nommage internet qui était par la suite devenue le leader européen du secteur.

Pourquoi l\’Icann, organisme qui régule les noms de domaines, en autorise autant ?

N\’est-ce pas cette quantité indéfinie d\’extensions (.guru, .ninja, .app, .blog, .flowers, .marketing, .store, .wedding, etc…) qui favorise le cybersquatting que ces autorités du nommage internet prétendent lutter contre ?

A force de vouloir toucher toutes les activités professionnelles et tous les centres d\’intérêts de la vie courante, ne serait-on pas en train d\’affaiblir le poids du nommage internet face à l\’identité que procure une page professionnelle sur les réseaux sociaux majeurs ?

Surtout que de plus en plus d\’entreprises, notamment les plus petites et les professions libérales, se contentent d\’avoir un profil social ou une fiche d\’entreprise sur ou Facebook ou encore Yelp que de créer un site web avec un propre.

Quelques chiffres sur les noms de domaine

Les ci-dessous sont extraits du dernier pointage réalisé au 3ème trimestre 2013 par la société Verisign :

  • 265 millions de domaines enregistrés. Soit une augmentation de 8% par rapport au 3ème trimestre 2012.
  • 125,9 millions de domaines .com et .net enregistrés. Soit une augmentation de 5% par rapport au 3ème trimestre 2012.
  • 8,3 millions nouveaux de noms de domaines enregistrés entre janvier et septembre 2013.

 

Chiffres des noms de domaine – source : Verisign.