Google n\'est pas un moteur de recherche selon le Parlement Européen

Selon l’association EDRi qui rapporte l’information, l’Union Européenne vient d’adopter un texte législatif qui établit que n’est pas un moteur de recherche comme nous le pensions tous jusqu’à maintenant.

Google n\'est pas un moteur de recherche selon le Parlement Européen

Ainsi, après deux années de procédures et de négociations entre le Parlement Européen et le Conseil de l’Union Européenne, le texte final adopté signifierait aussi que , et DuckDuckgo ne sont pas des moteurs de recherche.

Rappelons ici que l’EDRi (European Digital Rights) est une association belge qui regroupe 35 organisations de défense des libertés numériques dans 21 pays européens. L’objectif est de lutter pour la défense des droits des citoyens au sein de l’Union européenne en sensibilisant les gouvernements et l’opinion publique.

Alors, pourquoi Google n’est pas un moteur de recherche aux yeux du Parlement Européen ?

Selon la définition adoptée  (PDF) par les députés européens, un moteur de recherche explore tous les sites web, ce que ne ferait pas Google. Selon eux, \ »Google ne recherche pas et/ou n’indexe pas le web obscur (dark web ou deep web) tel que Tor, tout comme il ne visite pas les pages qui lui interdisent l’accès via le fichier robots.txt du site\ ».

Finalement,

en principe dans tous les sites Web

C’est donc l’emploi de l’expression clé “en principe dans tous les sites Web” qui est techniquement ce qui disqualifie tous les moteurs de recherche tels qu’on les connaît aujourd’hui d’être des moteurs de recherche, selon la définition de l’UE.

Car, Google, pour ne citer que lui en tant que leader de la recherche internet, choisirait de ne pas rechercher les sites Web de Tor et serait également en conformité avec les demandes des fichiers “robots.txt”, par lesquels les propriétaires de sites Web demandent au moteur de recherche de ne pas indexer leurs pages.

Comme le note l’EDRi

Bing lance la réservation d\'hôtel et améliore ses résultats mobiles


Et ce, en ajoutant un système de réservation en ligne en partenariat avec TripAdvisor et en incluant des mentions et des liens supplémentaires (sitelinks) dans ses résultats de recherche mobile.

Bing Search SEO


Désormais, lorsque les utilisateurs rechercheront un hôtel précis sur Bing.com (voir exemple ici), ils pourront voir les avis des clients et les informations concernant cet hôtel. Ils pourront aussi voir sa note moyenne et immédiatement effectuer une réservation en choisissant une date d\’arrivée et une date départ.

En cliquant sur le bouton \ »Trouver un tarif\ », ils seront redirigés vers TripAdvisor où la plateforme leur proposera les \ »meilleurs prix pour leur séjour\ » issus de 3 sites différents. Un autre clic sur le site  ou le prix choisi leur permettra d\’aller sur ce site pour réserver leur séjour.

Cette possibilité de réservation démarrant sur Bing est disponible dans 22 pays (et dans 14 langues) dont la France, le Canada, la Belgique…

Amélioration des résultats de recherche mobile

Bing a également mis à jour ses résultats de recherche mobile en ajoutant des informations complémentaires dont certaines sont issues des données structurées :

  • Une notation par étoiles,
  • Une note moyenne sur 5 s\’il en existe sur le site,
  • Le nombre de commentaires,
  • Un fil d\’Ariane s\’il en existe sur le site,
  • Des liens Sitelink vers les pages internes du site web
  • La date de publication de l\’article
  • Le type de fichiers (PDF, Doc, etc) pour les pages qui ne sont pas en HTML.
Nouveaux résultats de recherche mobile de Bing
Image via Bing.com

L\'ICANN va-t-il supprimer le WHOIS public des noms de domaine ?

Whois du .

Un groupe d\’experts de l\’ICANN (organisme mondial de gestion et de régulation des noms de domaine) propose de modifier le système actuel du WHOIS afin de ne pas révéler certaines informations du nom de domaine.

Ce groupe de travail de l\’ICANN a produit un rapport (PDF) recommandant un changement radical du WHOIS.

Pour information, un service WHOIS permet d\’interroger une base de données afin de savoir qui est le propriétaire d\’un nom de domaine, ainsi que toutes ses coordonnées si elles ne sont pas protégées. Le WHOIS peut aussi être utilisé pour savoir l\’hébergeur d\’un domaine à partir de son adresse IP.

L\’ICANN considère le système actuel comme dépassé. Car, il permet aujourd\’hui à n\’importe quel logiciel client de récupérer des enregistrements de la base de données d\’un serveur WHOIS géré par un registrar et de fournir des détails de chaque nom de domaine tels que les coordonnées administratives et techniques du propriétaire du domaine, les noms des serveurs d\’hébergement, les dates d\’inscription et d\’expiration.

La proposition qui est actuellement à l\’étude serait un système où l\’accès à tous les détails d\’un nom de domaine serait géré par un organisme centralisé.

Ce qui veut que les registrars ne pourront plus fournir d\’accès au port 43 au public. Seuls les registrars pourront eux-mêmes accéder aux données. Le port 43 étant généralement utilisé pour les requêtes aux WHOIS.

Les personnes voulant accéder aux données d\’enregistrement d\’un nom de domaine devront donc passer par le registrar du domaine qui serait la seule information accessible au public.

Sans doute que l\’ICANN souhaite ainsi mettre fin à certaines pratiques où des entreprises peut scrupuleuses récupèrent les données et arnaquent des propriétaires de nom de domaine en leur présentant des factures de renouvellement injustifiées.

Sans oublier l\’explosion du cybersquatting ou le détournement de nom de domaine.

Cette solution de la centralisation des données du WHOIS sera-t-elle suffisante pour éviter les nombreux conflits liés aux noms de domaines ?

Twitter : Qu\'est-ce qui favorise le Retweet [Etude]

Retweet.

Selon une étude récente de HP Labs (document PDF), il est désormais possible de prédire le nombre de fois un article sera tweeté ou retweeté sur

Ainsi, il serait possible de prévoir la popularité d\’un article sur Twitter…

3 chercheurs de HP Labs ont donc utilisé l\’agrégateur Feedzilla pour recenser plus de 40 000 articles postés sur Twitter pendant une semaine.

Ensuite, cette équipe de chercheurs a analysé et noté ces 40 000 articles en fonction de 4 critères :

  • L\’auteur de l\’article et la source qui a posté l\’article en premier
     
  • La thématique à laquelle peut appartenir le tweet
     
  • L\’émotion relative que peut susciter les termes utilisés par l\’article
     
  • Les mentions de profils et autres choses désignées dans l\’article

Conclusion de l\’étude sur Twitter

Dans leurs analyses, ils ont découvert que certains articles étaient plus tweetables que d\’autres en fonction du score que leur conféraient les 4 facteurs ci-dessus mentionnés.
A savoir que :

  • La source est un facteur très important qui permet de prévoir un nombre élevé de tweets et de retweets. La source d\’un post sur Twitter est un grand indicateur. Plus la source est fiable et est de notoriété, plus l\’article aura de chance sur Twitter. Vous me direz que c\’est trivial. Mais le fait est que même si le contenu est \ »nul\ », il sera quand même retweeté plusieurs fois en raison de la source.
     
  • Les articles ayant trait à la thématique de la santé et du bien-être, à celle des nouvelles technologie et aussi à celle du chat (animal de compagnie) encourage la viralité. Les tweets faisant partie de thématiques populaires ont plus de chance de succès sur Twitter.
  • Mentionner une personne connue, un lieu ou un organisme ou une marque connus favorise aussi le retweet d\’un article.

Le dernier constat fait par ces 3 chercheurs, c\’est que tout article posté sur Twitter et qui ferait plus appel à l\’émotion qu\’à l\’information ne marcherait pas.

De cette étude, nos 3  chercheurs ont réalisé un algorithme qui va permettre de calculer à l\’avance le nombre de tweets qu\’aura un article à poster sur Twitter. Pour l\’instant, ils estiment la fiabilité de leur algorithme à 85% !

Il semble qu\’ils en feront bientôt un logiciel à disposition du public.